Le Livre du Salon : ENFANCES

À l’occasion du quatrième "Salon des livres de Poésie et de ceux qui les font"

Article mis en ligne le 10 décembre 2012
dernière modification le 6 décembre 2012

par Robert
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Ce livre, Enfances, a été publié en 28 exemplaires, à l’occasion du quatrième

Salon des livres de poésie et de ceux qui les font

qui s’est tenu à La Suze en mars 2012.
Il rassemble des textes écrits par Gilles Brulet, Patrick Joquel, Christian Poslaniec, Francis Krembel, Isabel Asunsolo, Michel Lautru, Jean-Claude Touzeil, Maram Al-Masri, Éric Sénécal, Éric Hellal, Salah al-Hamdani, Pascale Albert, Guy Allix, Anne Poiré, André Schetritt, Jacques Brémond, Érik Saignes, Thierry Gaudin et Yves Barré.



Poètes posés
les enfants frappent
au ciel bleu de La Suze


Toi
tu franchis le seuil
un pas plus loin que l’horizon
tu vas songeur libre


L’envol n’est prévu qu’à la nuit
en attendant, dans les prés,
les vaches improvisent un chœur
à partir de la chanson « chanson du mal aimé »
Non loin, la rivière charrie
des mots usés, des émotions tiédies
et c’est midi.


Les nuages nuagent de long
en large de haut en bas
on entend un rock du diable
de langoureux accords
métalliques aussi
La basse cogne
les mots usés tombent en morceaux


Ciel bleu, La Suze !
Le train arrive, ne traîne pas !
Les nuages s’étirent…
Le directeur est là,
son école, sa cour,
sa cour de récré…
Soudain mon Bic bleu tombe
je ramasse une bise
chaude chaude sur ma joue froide
Sacré-cœur, sacrée bise
Sacré printemps !


Sacré printemps de La Suze
La Suze, comme une excuse
du temps
Espoir d’autres printemps…


De quoi ouvrir la parenthèse
partir pour un ailleurs
pas si loin que ça
un monde fraternel
où tu viendras
pour l’agrandir


La poésie est un arbre
le poète que je suis
s’est niché sur une branche
nommée La Suze
ce matin j’ai picoré
deux croissants et plein
de sourires et de miel
et dans la salle des fêtes
mon âme a
volé loin, très haut


L’âne, à cheval sur son squelette de mousse,
effondrée dans des sillons brumeux,
gronde en contrebas les chats des bords de Sarthe
les chats, enfants sauvages de La Suze


Toi
tu ne sirotes une suze qu’assis,
cette boisson ouverture à la poésie
en ce printemps à La Suze
avant Malicorne
les malignes cornes de l’escargot


Tandis que derrière la vitre
l’enfant dessine bulles de
couleur qui emporteront mots
emmurés Poèmes ?
points de suspension aux lèvres
du lecteur


La Suze
il y a une magie dans ce mot
un glissement de l’âme
sur l’eau
Si on franchit le pont
dans la brume du petit matin
on peut voir se lever
le corps blanc du poème


Et marcher pieds nus le long de la Sarthe, des cailloux
pointus, des orties, une écluse galva, à la recherche
du moineau envolé de tes mains.


Moi, de la Sarthe à Bagdad,
comme un soldat sans patrie,
ma vie d’homme chavire
en proie au vide
coincée dans l’horizon.
Dans la semence de l’avenir il ne me reste que
des cris dans mes mains et le secret du fleuve triste
enseveli sous la rouille du temps…


Mes yeux dépoussièrent l’horizon
Mon ventre plein de ta vie d’homme se gonfle
J’accoucherai de tes cris


Et après tout
Qu’importe la fin
Tu es venu ici-bas
Pour écrire ce qui naît

Tu es venu ici-bas
Pour vivre un court instant
Ce qui n’a pas de fin


Pépites colorées
La Suze « Village en Poésie »
 Pépie
pépites inattendues
la douce poésie
 voyage
bords de Sarthe
des mots chauds
des mots beaux
 épient
et le cœur s’élargit


Petits « Rimbaud » perdus
une saison en enfer
leurs sacs sont suspendus
dans le vestiaire de Lucifer

Les petits « Rimbaud » s’ennuient
des paradis
ce sont eux
qui me l’ont dit.


Enfances
Au goût de chocolats
les jeux pas encore interdits
les angoisses viendront
de plus en plus noires

Le bonbon sucré acidulé
nous poursuivra longtemps
la bouche parfumée

Enfance le temps oublié
les cheveux parfumés
les mains données
les chevaux envolés


Et puis demain où tout arrive


Voguent les mots
à dos d’oiseaux
sans les presses
rien ne presse
en noir en bleu
s’inventent de nouveaux yeux


Ils m’ont dit
reste petit
fallait-il ?
faut-il ?


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Poème du moment

Des mots tout simples

vont sortir de toi

comme le vent vient de la mer

Le mot beauté

les mots lumière et avenir

couleurs, printemps, courage

Des mots pour ouvrir les portes

et pour courir dans l’herbe

Et d’autres mots viendront

comme des fruits dans l’arbre


Des mots à toi

des mots mûris dans ton silence

et posés sur la page

 

Marc Baron

Un enfant comme un autre

Couleur livres, 2012

Je rêve d’une poésie soluble dans l’homme. Alain BOUDET

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